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16 novembre 2021

Audience avec la DASEN du 15 novembre 2021 : compte-rendu

Le SNUipp-FSU 92 avait sollicité une audience avec la directrice académique pour lui faire part de notre bilan de cette rentrée scolaire 2021 et des différentes problématiques rencontrées par les personnels sur le terrain. Le compte-rendu dans cet article.

La DASEN a reçu le SNUipp-FSU en audience lundi 15 novembre en présence de Antoine CUISSET, secrétaire générale, Véronique Garcia-Gillet inspectrice de l’éducation nationale adjointe, Sandrine Gruz responsable de la division du 1er degré et le nouveau DASEN adjoint.

Nous avons interpelé la DASEN autour de deux axes :

- La difficulté du quotidien sur les écoles en raison du manque de personnels enseignants et AESH, les compléments de temps partiels pas nommés en raison de ces refus des temps partiels à 80%, la charge de travail toujours ingérable allouée aux directeurs d’école, les RASED décimés qui voient leurs champs d’intervention s’élargir d’année en année.

- La gestion particulièrement maltraitante des personnels par notre administration et notre hiérarchie : PES non payés, ISSR et autres primes non versés, temps partiels refusés, gestionnaires administratifs injoignables ou réponse très violentes, pas de masques dans les écoles pour assurer la rentrée, pressions ou conflits avec les IEN…

Postes non pourvus, enseignants non remplacés

Nous avons rappelé à la DASEN que cette rentrée scolaire a été totalement désorganisée notamment par leur décision aberrante et tardive de refuser aux collègues la possibilité de prendre des temps partiels à 80%. Ces refus tardifs ont conduit au fait qu’à la rentrée une majorité des compléments de temps partiels n’étaient pas nommés sur les écoles. Des collègues à temps partiels ont donc été obligé·es de prendre la classe même sur leurs jours de décharge. Ces collègues ne savent toujours pas quand et comment ils pourront récupérer ces jours.

Nous avons redit à la DASEN que le manque d’enseignant·es était un réel problème pour le fonctionnement quotidien des écoles. Le nombre d’enseignants remplaçants est toujours très insuffisant pour permettre de remplacer toutes les absences. Très souvent les écoles se retrouvent dans la situation de devoir répartir dans les autres classes les élèves d’un·e collègue non remplacé·e, situation d’autant plus indigne en cette période de pandémie où le non brassage des groupes d’élèves est de mise.

La DASEN a invoqué la difficulté à pourvoir l’ensemble des postes disponibles parce qu’ils ne parviennent pas à recruter des contractuel·les, elle n’est pas revenue sur la gestion des catastrophique des refus des 80 %.

Le SNUipp-FSU rappelle que les postes doivent être pourvus par des enseignant·s titulaires, et que enseigner est un métier qui s’apprend !

La charge de travail des directeur·trices d’école

Nous avons rappelé à la DASEN qu’après l’onde de choc suite au suicide de notre collègue Christine Renon, des engagements avaient été pris pour améliorer le quotidien des directeurs d’école. Nous avons indiqué que pour le SNUipp-FSU, la loi Rilhac ne participait en rien de cette amélioration, bien au contraire. Les directeur·trices ont besoin de plus de temps et de moyens humains, et non de la mise en place d’un statut hiérarchique.

La DASEN a affirmé que le groupe départemental des directeur·trices d’écoles mis en place suite aux concertations allait être relancé. Elle s’est dit attentive à cette question. Elle constate que la charge de travail des directeur·trices ne dépend pas que de l’éducation nationale mais que les municipalités peuvent ajouter des missions.

Nous avons indiqué à la DASEN qu’un flou existait en cas d’absence du directeur. Certain·es collègues se voient de fait confier des missions « d’intérim » de direction sans pour autant en avoir la rémunération, la décharge et la responsabilité. Elle nous accorde qu’un flou existe et elle va faire préciser par les textes comment est assuré la continuité notamment des missions de sécurité des locaux qu’assure le directeur d’école. Nous invitons les collègues dans cette situation à nous contacter.

École inclusive, manque d’AESH

Nous avons indiqué à la DASEN qu’en cette rentrée nous avons été alerté·es par de nombreuses écoles de situation très difficiles à gérer pour les équipes, concernant l’accueil d’élèves en situation de handicap dont le comportement est souvent ingérable dans le cadre de l’école actuelle et avec la pénurie de personnels accompagnants.

De nombreuses écoles nous ont alertés du manque de personnels AESH par rapport aux besoins d’accompagnement réels. Les collègues constatent que la mise en place des PIAL et la politique de « mutualisation » des accompagnements se résumait à une mutualisation de la pénurie. Un même AESH peut accompagner parfois 4 élèves. L’aide est donc réduite à quelques heures par semaine.

Nous avons profité de cet échange pour faire part à la DASEN de notre souhait d’obtenir une audience spécifique sur la question de l’école inclusive et des AESH.

Suite à la journée de grève du 19 octobre et aux réunions d’informations syndicales que nous avons menées, nous voulons alerter notre hiérarchie sur la maltraitance institutionnelle dont sont victimes les AESH en raison des bas salaires, du manque de formation et de considération.

Loin des discours affichés par le ministère sur une école inclusive bienveillante, la réalité du terrain est bien une réelle violence pour les élèves en situation de handicap, les personnels AESH et les équipes enseignantes qui sont dans l’incapacité de faire face à l’accueil de ces élèves dans des conditions décentes.

La DASEN a souhaité mettre l’accent sur l’amélioration du « statut » des AESH passant de contrats aidés à des CDI, la revalorisation de la grille salariale, la mise en place de PIAL… Elle nous a tout de même confié la difficulté importante à recruter des personnels AESH et concède donc le problème du manque de personnels. Même si elle a mis en avant que l’école inclusive était une chance pour l’école, elle concède que dans de rares situations, l’inclusion de certains élèves est difficile. Elle fait également le constat d’une augmentation du nombre de prescriptions MDPH suite à la crise sanitaire, couplée à un retard de traitement et aux difficultés de recrutement.

PES non payé·es, retards de paies, primes non versés…

La DASEN nous indique que c’est la première année avec autant de difficultés à pourvoir les postes, à tous les niveaux. Cela concerne également les postes administratifs à la DSDEN. Elle concède que le suivi de la gestion individuelle des personnels est chaotique, et notamment au niveau des rémunérations. Un accompagnement par le Rectorat au niveau des problèmes de personnels est en cours.

Le SNUipp-FSU incite tous·tes les collègues concerné·es à nous mettre en copie de leurs démarches.

Personnels non informés des circulaires

Auparavant, les enseignant·es étaient informé·es via Iprof de la parution des circulaires importantes. Depuis cette rentrée scolaire, un nouvel outil est disponible : Ariane, à consulter via Arena.

Une lettre d’information est envoyée à toutes les directions, elle regroupe toutes les nouvelles circulaires, que ce soit celles concernant les carrières, mais également celles concernant des opérations scolaires. Nous signalons que c’est un tâche supplémentaire pour les directions, dont la mission n’est pas de retransmettre les informations administratives. D’autre part, aucune information n’a été donnée, à aucun niveau.

La DASEN indique que cet outil vise à une simplification de la réception des informations pour les directions, nous indiquons que c’est finalement le contraire, et que certain·es nous ont indiqué ne pas recevoir cette lettre.

Nous demandons à ce que les informations concernant les enseignant·es leur soient envoyées sur leur boite mail professionnelle, ou par un message Iprof. La DASEN va étudier ce qu’il est possible de mettre en place.

Le problème des masques

Nous rappelons que les masques n’étaient pas dans les écoles à la rentrée, que ceux qui sont fournis ne sont pas compatible avec le fait d’enseigner, car beaucoup trop épais. D’ailleurs, nous constatons qu’aucune personne lors de cette audience ne portait un masque éducation nationale !

Le SNUipp-FSU fait une fois de plus le constat que notre employeur ne nous protège pas correctement, et que des troubles de la voix risquent d’être en augmentation.

Nous demandons quand les masques inclusifs promis l’an dernier arriveront. La DSDEN les a reçus pour les enseignant·es en maternelle et en CP, ainsi que pour les AESH. Il seront acheminés dans les circonscriptions à partir de la fin de semaine.

Les rapports avec la hiérarchie

Nous tenons à aborder la gestion des situations conflictuelles qui se produisent entre personnels, ou avec un supérieur hiérarchique. En effet, nous constatons une augmentation des remontées au SNUipp-FSU 92 de telles situations, toujours très douloureuses et complexes. Nous demandons si les IEN sont formés à ces situations difficiles, si un protocole existe (à l’instar du protocole lors de situation de harcèlement scolaire), une procédure pour guider l’écoute, le respect de la parole de chacun et la recherche de solutions.

La DASEN indique que les IEN ont une formation statutaire à l’issue de leur concours, mais qu’il·elles peuvent faire preuve de plus ou moins d’habileté, que e temps de gestion de ces situations est long, et que des formations centrées sur ce sujet existent. En revanche, aucun protocole n’est mis en place.

Nous insistons particulièrement sur la difficulté lorsque la situation est conflictuelle avec le supérieur hiérarchique, notamment pour les collègues qui travaillent directement avec l’IEN. Le sentiment de ne pas être entendu, de « pas de vague », est souvent exprimé par les collègues concerné·es. La DASEN nous indique qu’elle prend en compte chaque alerte, ainsi que celle des délégué·es des personnels . Nous incitons donc les collègues à ne pas hésiter à nous contacter. L’employeur a une obligation de résultat en ce qui concerne la santé physique et morale de ses employé·es.

 

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