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10 décembre 2009

Réforme de la formation : le ministre seul contre tous !

Les positions de plusieurs organisations : CDIUFM, CPU, FCPE, CNESER et SNPI-FSU.

La réforme de la Formation des maîtres : les réactions.

CDIUFM Conférences des directeurs d’IUFM) : communiqué du 18 novembre Le bureau de la CDIUFM fait part de sa consternation face aux décisions ministérielles, dénonçant une concertation alibi, parlant de mascarade et de mystification à propos des groupes de travail dont les propositions ont été gommées pour imposer un projet préétabli. La CDIUFM le qualifie de vision simpliste de l’insertion professionnelle et insiste sur la méconnaissance de la réalité des projets professionnels des étudiants, notamment pour l’étalement du calendrier des épreuves des concours. L’accès au métier d’enseignant se faisant uniquement par le biais des masters existants sacrifie particulièrement la polyvalence des professeurs des écoles dans ce nouveau dispositif, et plus largement la dimension didactique et pédagogique pour l’ensemble des enseignants du fait de l’inadaptation des masters actuels aux réalités du métier. Au total, le projet ignore une idée qui s’est pourtant imposée depuis des années et que partagent la plupart des acteurs concernés par la formation : enseigner est un métier qui s’apprend et qui requiert de ce fait une véritable formation professionnelle, qui ne peut en aucun cas se réduire à quelques stages pratiques. Nous sommes aujourd’hui confrontés à un projet qui ramène la formation des enseignants plusieurs décennies en arrière (200 ans après la création des premières institutions dédiées à la formation professionnelle des enseignants) alors même que notre époque exige au contraire que l’on ose affronter les défis du siècle qui s’ouvre à nous.

CPU (Conférence des Présidents d’Université) : communiqué du 19 novembre La CPU a pris position contre les propositions ministérielles. Elle estime que la réforme n’est pas à la hauteur des enjeux et ne permettra pas d’atteindre les objectifs qu’elle se donne : améliorer la formation des futurs enseignants en élevant leur niveau de recrutement au niveau du master. Les propositions formulées mettent en évidence un malentendu profond sur la mastérisation et une méconnaissance de la réalité des cursus universitaires et des parcours étudiants. Alors que la réforme doit permettre de proposer aux futurs enseignants une formation intégrée et cohérente, les propositions dessinent un schéma de formation incohérent et composite. De plus ces propositions semblent ignorer la logique des masters, cursus universitaires de spécialisation, adossés à la recherche avec des modes de fonctionnement et des calendriers adaptés aux enjeux de formation et aux standards européens et des modèles de formation professionnelle référencés. De même, elles ne prennent pas en compte les étudiants, les difficultés de réorientation en cours de cursus et le risque d’accroissement de la durée des études.

FCPE : lettre du 19 novembre La FCPE dénonce une réforme néfaste pour la réussite des élèves. Pour elle, "les parents d’élèves refusent de confier leurs enfants à des enseignants qui n’auraient qu’une vague idée de ce que sont la pédagogie et la psychologie de l’enfant". Dans une lettre adressée à Luc Chatel le 19 novembre, Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE indique que "La FCPE conçoit les inquiétudes les plus fortes quant à la future formation des enseignants qui doit découler des récents arbitrages ministériels. La FCPE est convaincue qu’une formation professionnelle au métier d’enseignant comprenant une période par alternance est un élément déterminant dans la réussite des élèves. La réduction de cette formation professionnalisante, telle qu’elle est aujourd’hui prévue, ne peut correspondre aux défis de l’Ecole pour la réussite de tous".

CNESER (Conseil national de l’enseignement supérieur) : motion votée le 16 novembre Le CNESER dénonce une vision archaïque de la formation des enseignants. Il estime ces décisions inacceptables et considère qu’elles constituent des entraves à la conception des formations des futurs enseignants portant l’ambition d’un net progrès dans la démocratisation de notre système éducatif. Elles rendent impossible la conception de formations universitaires de haut niveau qui permettent la réussite des étudiants. A aucun moment de la présentation, pas plus que dans le document distribué en séance, n’est mentionné le terme « IUFM ». Conjugué à l’absence de réponse ministérielle quant au sort qui pouvait leur être réservé, la disparition des IUFM reste programmée. Jamais, au cours de la présentation, les questions relatives aux aides financières –bourses, pré recrutements…- dont pourraient disposer les étudiants n’ont été abordées par les ministères. Dans ce contexte, le CNESER demande de revenir en totalité sur ce qui a été engagé pour une tout autre réforme conduisant à une réelle élévation de la qualification de tous les enseignants

SNPI-FSU (Syndicat National des Personnels d’Inspection- FSU) : communiqué du 22 novembre Le SNPI considère que ce projet est "la plus grande menace qui aura été faite, jusqu’à aujourd’hui, à l’avenir de l’École en France." En effet, les choix opérés sont inspirés par deux orientations radicales : faire des économies budgétaires drastiques, supprimer les IUFM et tout ce qui peut s’apparenter à de la pédagogie dans l’enseignement. Les inspecteurs pédagogiques, qui connaissent les enjeux de la formation des enseignants et la difficulté des équilibres de notre système lorsqu’il accueille de nouveaux professeurs, perçoivent l’ébranlement considérable que cette réforme engage et ne manquera pas de provoquer si elle s’appliquait. La réalité de l’École va changer, dans son esprit, dans son organisation, dans sa qualité. Ce changement, fondé sur une baisse générale de la formation didactique et pédagogique, n’améliorera pas ses résultats ni, à l’évidence ceux des élèves en particulier les plus fragiles. Il risque au contraire d’en compromettre sérieusement et durablement l’efficacité. Il est évident que le travail quotidien de tous les inspecteurs sera rapidement confronté aux effets de cette mutation affligeante. Il s’associera aux démarches et actions qui seront engagées dans le sens d’une formation des enseignants permettant à l’École de tenir ses promesses, celle d’une « École plus juste avec chacun ».

 

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