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1er septembre 2008

Revalorisation : même métier, même dignité ?

Si avec la création du corps de PE en 1990, l’ambition de l’unification des carrières des enseignants (premier et second degré) était affichée, où en est-on dix-huit ans après ? DÉPARTS EN RETRAITE EN 2007
Départs en retraite en 2007

Quand Xavier Darcos « communique » sur la revalorisation du métier d’enseignant, les enseignants du premier degré sont amers car ils sont oubliés. Si avec la création du corps de PE en 1990, l’ambition de l’unification des carrières des enseignants (premier et second degré) était affichée, où en est-on dix-huit ans après ?

En matière de salaires le rapport Pochard (mars 2008) pointe une première inégalité : la rémunération globale moyenne des enseignants du premier degré s’élève à 1900 € contre 2700 € dans le second degré. Les rémunérations accessoires (heures supplémentaires et indemnités) bénéficient plus aux enseignants du second degré qu’aux enseignants du premier degré (de 10 à 15 % du traitement pour les premiers contre 5 % pour les seconds).

Autre injustice, en juin 2007, plus de 51 % des enseignants du premier degré sont partis en retraite en étant au 10ème échelon du corps des PE et seulement 14 % avaient atteint un échelon de la hors-classe. A contrario dans le second degré, près de 65 % des enseignants partant en retraite sont à la hors-classe. (voir graphique)

Le « travailler plus pour gagner plus » trouve son illustration dans la rémunération des stages de remise à niveau durant les vacances.

La différence de rémunération entre les corps, pour le même travail, est injuste : 23,90 € pour un professeur des écoles, 36,77 € pour un certifié. Même métier, même dignité ? On est loin du compte. Les enseignants du premier degré ont déjà été échaudés par les injustices générées par la création du corps des PE, nombre trop faible d’intégrations, inégalités entre l’intégration par liste d’aptitude et par concours, exclusion des retraités, bouchon dans les promotions… Ils sont aujourd’hui exclus des mesures « ciblées » annoncées par le gouvernement. L’exemple le plus frappant est évidemment les augmentations salariales. Refusant d’augmenter pour tous le point d’indice de manière à rattraper l’inflation, le gouvernement décide que les évolutions normales de carrière (changements d’échelon) sont la preuve de la hausse des salaires et invente une prime, la garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA) pour permettre aux fonctionnaires n’ayant eu aucune promotion dans les 4 dernières années de limiter les pertes. Très peu d’enseignants du premier degré la percevront et les PE anciens instituteurs en sont exclus.

Atteints dans leur professionnalité par la réforme des programmes, confrontés aux chamboulements de leur service (60 heures), touchés par la perte du pouvoir d’achat, bloqués dans leur carrière, les enseignants du premier degré exigent que les promesses de revalorisation ne soient pas qu’un leurre médiatique. DÉPARTS EN RETRAITE EN 2007

 

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