www.snuipp.fr

SNUipp-FSU des Hauts de Seine

Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : Actualités 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
3 octobre 2019

Un statut de chef d’établissement du 1er degré ? Pour quoi faire ?

Quelques jours après le suicide de la collègue, le ministère ressort son idée du statut des directeurs d’école via les fameux EPSF, largement rejetés par la communauté éducative. Pourquoi un statut de directeur d’école ne répond-il pas du tout aux problématiques ?

D’où viennent les difficultés des directrices et directeurs d’école ?

- Un travail administratif trop lourd à gérer : les tâches administratives ont énormément augmenté avec les bases élèves, les tableaux divers et variés à remplir sur les 108h, les enquêtes, le traitement des mails, les études, la cantine etc...

Un statut de chef d’établissement allègerait-il ces tâches ? Non. Ce qui les allègerait, c’est la création d’emplois pérennes et statutaires d’aides administratifs formés.

- Un empilement de plein de tâches à faire dans l’urgence : pas forcément de gardien à la grille, des élèves à répartir quand des enseignants ne sont pas remplacés, sa classe à prendre en main quand on n’est pas complètement déchargé, un dégât des eaux à signaler, une bagarre dans la cour, un parent d’élève énervé...Qui est sollicité ? La directrice ou le directeur d’école. La charge mentale qui pèse sur les collègues est beaucoup trop importante et une seule personne ne peut pas accomplir toutes ces tâches en un temps record...

Un statut de chef d’établissement allègerait-il cette charge mentale ? Non. Ce qui allègerait, c’est la création d’emplois pérennes et statutaires d’une équipe de vie scolaire dans les écoles.

- La responsabilité de la sécurité : depuis la mise en place des plans Vigipirate notamment, la responsabilité de l’école qui pèse sur la directrice ou le directeur est énorme.

Un statut de chef d’établissement soulagerait-il cette responsabilité ? Non. Ce qui la soulagerait c’est une aide renforcée pour mettre en place les dispositifs de sécurité.

-  Des collègues parfois difficiles à gérer : retard, problèmes dans les classes, plaintes des parents...

Un statut de chef d’établissement arrangerait-il les relations ? Non. De toutes façons, les chefs d’établissement ne recrutent pas les enseignants et ne peuvent pas les renvoyer. Si le directeur a un problème avec un collègue, il peut déjà le signaler à l’IEN, un statut ne changerait rien. Ce qui changerait quelque chose, ce serait que les effectifs soient allégés, que les enseignants soient plus écoutés, reconnus et accompagnés pour se sentir mieux dans le métier et que des solutions soient trouvées pour proposer aux enseignants d’autres postes ou d’autres possibilités s’ils n’en peuvent plus d’être en classe.

- Une solitude dans la fonction : les directrices et directeurs expriment beaucoup de solitude et se sentent souvent isolés devant toutes leurs responsabilités.

Un statut de chef d’établissement les ferait-il se sentir moins seuls ? Non. Au contraire. Actuellement, le fonctionnement des écoles est discuté en conseil des maîtres et les décisions sont collégiales, donc partagées par toute l’équipe. Un statut renforcerait le sentiment de solitude.

- L’inclusion scolaire, le lien avec les familles, les équipes éducatives, la MDPH...

Un statut de chef d’établissement allègerait-il toutes ces tâches ? Non. C’est un renforcement du partenariat avec les structures spécialisées qui le permettrait.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, nous ne voulons pas d’un statut de chef d’établissement du 1er degré, qui est de la poudre aux yeux et un leurre. Nous voulons des aides administratives, des postes supplémentaires de gestion de vie scolaire, plus de décharge de classe, pour que les directrices et directeurs puissent se concentrer sur leur mission pédagogique première, auprès de leurs collègues et de leurs élèves.

Les directrices et directeurs d’école ont besoin que leur mission soit redéfinies clairement, que leur tâches soient allégées. Ils ont besoin de reconnaissance de leur fonction et de toutes les responsabilités qui leur sont confiées. Cette reconnaissance doit évidemment passer, en plus de tout ce qui a été évoqué, par une revalorisation salariale conséquente. Un statut de chef d’établissement ne répond en rien à toutes ces problématiques.

Lire l’article du café pédagogique sur les EPEP.

 

13 visiteurs en ce moment

*Top SNUIPP92 3 bis rue Waldeck Rochet 92000 Nanterre - tél : 01 47 24 16 40 - Fax : 01 47 25 52 49 - FACEBOOK - snu92@snuipp.fr
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU des Hauts de Seine, tous droits réservés.