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10 mai 2007

Déclaration du SNUipp92 à la CAPD du 3 mai

Cette CAPD traitait de la hors classe et de l’intégration.

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

C’est avec une certaine émotion que nous aurions dû débuter cette CAPD normalement la dernière à aborder l’intégration des instituteurs dans le corps des professeurs d’école par liste d’aptitude.
Hélas, tel n’est pas le cas et comme nous le faisons depuis de nombreuses années, nous ne pouvons que déplorer et condamner, 14 ans après la création du corps des PE, la division introduite entre les enseignants du premier degré par cette mesure. Rappelons que c’est la mobilisation des personnels qui a abouti à la réduction de la durée programmée de l’intégration des instituteurs, sans toutefois remettre en cause les inégalités de traitement entre les enseignants du 1er degré. Du professeur d’école recruté par concours externe à celui intégré à la hors classe en passant par l’instituteur, les différences des déroulements de carrière sont trop nombreuses pour un même métier et c’est toute la profession qui est donc concernée par cette situation injuste.
Pour cette rentrée 2007, certains de nos collègues instituteurs n’ont pas demandé à intégrer le corps des PE en raison d’une perte immédiate de rémunération, s’ils sont logés par exemple, ou parce qu’ils n’ont pas les 15 de services actifs leur permettant un calcul de la pension sur la base d’une ouverture des droits à 55 ans. Il est donc essentiel que l’intégration de tous les instituteurs soit close au plus vite sans pénaliser quiconque afin de permettre également l’assimilation des instituteurs retraités.
Les PE sortis des IUFM sont eux aussi victimes de ce système. Lorsqu’ils parviennent aux 7e et 8e échelons, ils sont en concurrence avec les instituteurs intégrés par liste d’aptitude. Les écarts d’ancienneté entre les instituteurs intégrés aux 7e ou 8e échelons et les PE du même échelon vont du simple au double. Ils ne peuvent donc avoir qu’un avancement à l’ancienneté. Cette situation risque de perdurer tant les écarts sont importants.
L’intégration de tous les instituteurs par reconstitution de carrière aurait évité cette injustice.
Quant à l’accès à la Hors Classe, le pourcentage de PE y accédant est toujours aussi scandaleusement faible et injuste. Sans parler du très faible pourcentage de ceux qui réussissent à atteindre le dernier échelon de la hors classe avant leur retraite. L’engagement initial du statut des PE prévoyait une hors classe représentant 15 % du corps des PE. Elle est actuellement de moins de 1 %. Cela entraîne un départ en retraite d’à peine 9 % de collègues hors - classe. Un accès plus important permettrait également de résoudre en partie le problème de déroulement de carrière des PE sortant d’IUFM évoqué précédemment. Les annonces récentes de notre ministre sur un accès plus important à la hors classe ne concernaient que nos collègues du 2nd degré. Et il est certain que « ces avancées » étaient avant tout un moyen de tenter de briser leur mobilisation face aux graves attaques dont ils sont victimes. Audelà de ce rappel du non respect d’un engagement de l’État, le SNUipp revendique la suppression de la hors classe et sa transformation en indice terminal de 783 de la classe normale afin que celui-ci devienne une perspective pour tous.
Encore une fois, nous rejetons le fait que pour un même métier, nous n’ayons pas tous la même carrière et les mêmes possibilités de déroulement de celle-ci !

 

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