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25 mars 2017

Mobilisation rythmes scolaires : article dans la presse

Vous trouverez ci-dessous l’article paru dans Le Parisien du 23 mars

Rythmes scolaires : des enseignants des Hauts-de-Seine dénoncent la cadence

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23_mars_2017

Nanterre, ce jeudi après-midi. Environ 50 enseignants du premier degré étaient réunis devant les grilles de l’inspection pour exprimer leur ras-le-bol. Ils dénoncent la fatigue qui découle de l’organisation liée à l’application de la réforme des rythmes scolaires (LP/D.L.)

80 % à Clichy, 70 % à Châtillon, 30 % à Boulogne. Importante proportion de grévistes, ce jeudi, dans les Hauts-de-Seine, parmi les enseignants du premier degré. A l’origine de ce mouvement d’ampleur lancé par le Snuipp-FSU 92 : la détérioration des conditions de travail liée à l’application de la réforme des rythmes scolaires.

Aux yeux d’une partie des enseignants, les nouvelles organisations consécutives à l’application de la réforme ne se révèlent pas satisfaisantes. « C’est simple, nous n’avons plus l’impression de sortir du boulot, résume Charlotte Bœuf, co-secrétaire générale du Snuipp-FSU 92. Les enseignants, qu’ils travaillent auprès des maternelles et des primaires, sont exténués. D’autre part, ils ne jouissent plus de leur salle de classe comme ils l’entendent et peinent parfois à trouver des locaux pour organiser des rencontres avec les parents. »

« C’est dur pour nous, mais c’est aussi très compliqué pour les enfants » Un avis assez largement partagé selon une enquête du syndicat lancée avant les dernières vacances de février et à laquelle 700 enseignants ont répondu (soit 10 % des enseignants des 607 écoles publiques des Hauts-de-Seine). Dans cette étude, 43,6 % des sondés jugent leur condition de travail « dégradée » et 50,9 % les estiment, eux, « très dégradées ». Comme Juliette, enseignante en maternelle à Bois-Colombes : « C’est dur pour nous, mais c’est aussi très compliqué pour les enfants, glisse-t-elle. D’ailleurs, avec la fatigue, les crises de larmes surviennent plus tôt. Avant c’était souvent le vendredi, maintenant, ça arrive dès le mardi soir. »

Ces doléances, les grévistes - dont près de cinquante étaient réunis ce jeudi devant les grilles de l’inspection académique à Nanterre - ont pu les soumettre à Philippe Wuillamier, directeur académique des services de l’Education nationale (Dasen). S’il comprend les difficultés ressenties, ce dernier explique qu’il est complexe d’en mesurer les causes. D’autant que les disparités entre les communes compliquent encore un peu plus la donne. « Il est vrai que la question de l’évaluation de cette réforme se pose, admet le Dasen. Mais le ministère nous demande plutôt de ne faire cette évaluation que l’an prochain. » Pas sûr que les enseignants patientent jusque-là.

David Livois

Retrouvez l’article ici : leparisien.fr

 

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