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15 juin 2016

EXEAT : les organisations syndicales reçues par le recteur de l’académie de Versailles.

Les organisations syndicales représentatives des quatre départements de l’académie de Versailles ont dénoncé la mesure annoncée par le recteur de n’accorder aucun exeat. Compte-rendu :

Etaient présents le recteur ainsi que les directeurs académiques des quatre départements de l’académie (92, 91, 95, 78).

Le SNUipp-FSU est intervenu très fortement pour montrer au recteur à quel point la décision de n’accorder aucun exeat constituait de la violence institutionnelle. Ceci est catastrophique pour les collègues et nuit au service public d’éducation.

Cette décision crée du désespoir à tous les niveaux :

- Pour les collègues dont les situations sont reconnues prioritaires par le médecin de prévention ou l’assistante sociale : ces collègues sont à bout, ils ne peuvent plus exercer dans le département et sont en souffrance. Si on les empêche de muter, ils se débrouilleront autrement pour ne plus être en poste. L’administration a une responsabilité, y compris devant la loi, face à la souffrance de ces enseignants. Les bloquer dans le département est extrêmement violent.

- Pour les collègues en situation de rapprochement de conjoint, parfois séparés depuis des années : ils sont empêchés de mener de front leur vie professionnelle et leur vie personnelle. Soit ils se mettront ou continueront de se mettre en disponibilité, soit ils seront obligés de rester sur un poste, ce qui aura forcément des conséquences néfastes sur leur investissement dans leur travail, et, par ricochet, sur les élèves et le service public d’éducation. Certains d’entre eux ont été identifiés, par le ministère lui-même, lors du groupe de travail du 19 avril dernier sur la mobilité, comme étant dans une situation très compliquée qui devait entraîner une mutation. Même ceux-là sont bloqués.

- Pour l’ensemble de la profession, enseigner dans un département déficitaire entraîne une perte de droits de plus en plus importante et difficile à supporter : droit à la mobilité, droit à prendre un temps partiel ou une disponibilité, droit à prendre un congé formation. Cette situation est ressentie comme une injustice extrême, entraînant angoisse, découragement et perte de motivation.

Cette décision est un non-sens.

Elle envoie à la profession un message désespérant et ne règle absolument pas le problème de déficit en personnel dans les départements de l’académie. Elle aggrave au contraire le problème d’attractivité. Comment peut-on espérer davantage de candidats au concours si les conditions de travail sont aussi dégradées et si les droits des collègues sont empêchés ?

Le recteur doit se rendre compte qu’en empêchant en réalité quelques collègues de sortir de l’académie, il envoie un message extrêmement violent à l’ensemble de la profession et qu’il produira l’effet inverse de l’objectif recherché.

Nous avons été écoutés attentivement. Le recteur s’est engagé à faire remonter la teneur de cette audience au ministère. Nous avons demandé à être reçus par la ministre sur cette question là.

Les CAPD des autres départements de l’académie ont lieu dans les jours qui viennent. Nous espérons un bougé. Si ce n’est pas le cas, les organisations syndicales prendront leurs responsabilités pour mobiliser les collègues. Un communiqué de presse intersyndical est en cours d’élaboration.

Nous incitons les collègues concernés à envoyer un courrier à la ministre (modèle de courrier en cliquant ici.)

Vous trouverez ici le courrier du SNUipp-FSU à la Ministre au sujet de la crise de recrutement des enseignants : SNU92

 

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