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18 novembre 2014

Education prioritaire : La FSU92 reçue par le responsable de l’Education Prioritaire au cabinet de la ministre

La FSU92 a obtenu en urgence une audience auprès du responsable de l’Education Prioritaire au cabinet de la ministre le mardi 18 novembre à l’occasion de la venue de la ministre sur Clichy.

Nous avons appris lundi 17 novembre en fin d’après midi que la ministre Najat Vallaud-Belkacem se rendait au lycée Renée Auffray à Clichy mardi 18 novembre au matin. Nous avons donc saisi l’occasion et demandé une audience en urgence sur la carte de l’éducation prioritaire, appuyée par le secrétaire général du SNUipp national  : Sébastien Sihr. Nous avons été reçus ce mardi 18 novembre au matin.

Etaient présents à l’audience  :

Pour l’administration

Mr Tournier, responsable de l’Education Prioritaire au cabinet de la ministre

Mr Ouvrard, directeur de cabinet du recteur d’académie

Mr Wuillamier, directeur académique des Hauts de Seine.

Pour la FSU92

Jean François Gay, secrétaire départemental du SNES92

Charlotte Boeuf, secrétaire départementale du SNUipp92

Elisa Raducanu, déléguée du personnel du SNUipp92

Les représentants de la FSU ont introduit l’audience en rappelant les revendications de la FSU et en décrivant la situation du département. S’il est logique de revoir la carte de l’éducation prioritaire, il est néanmoins totalement incohérent et injuste de construire la carte de l’éducation prioritaire avec un nombre de réseaux déterminé à l’avance. Ce ne doit pas être le budget qui détermine les besoins mais il faudrait partir des besoins pour fixer un nombre de réseaux adéquat. Avec la logique du ministère, certains collèges sortent de l’éducation prioritaire ou n’y rentrent pas alors qu’ils sont dans situation équivalente aux collèges classés. Pour les collègues, cette logique est incompréhensible. Le département des Hauts de Seine est un département très contrasté, avec des communes très favorisées et d’autres très pauvres. Au sein même des communes, il existe de réelles poches de pauvreté. Que le collège soit la tête de réseau et détermine le classement des écoles n’est pas cohérent non plus. Il existe des collèges relativement mixtes qui accueillent des élèves d’univers différents et dont les écoles de secteur accueillent un public beaucoup plus homogène, très défavorisé. Pour la FSU, des écoles doivent pouvoir être labellisées alors que le collège de secteur ne l’est pas.

Lors de cette audience, les représentants de la FSU ont également fait part de leurs inquiétudes et de celles des collègues concernant l’avenir des équipes enseignantes qui sortiraient d’Education Prioritaire. Ils ont rappelé que la question de la stabilité des équipes était un des facteurs important de la réussite des élèves. La politique d’éducation prioritaire permet non seulement de bénéficier de moyens supplémentaires pour les élèves mais aussi, par le système de points au mouvement notamment, de stabiliser les équipes. Souvent, les collègues arrivent en début de carrière en éducation prioritaire par hasard et décident de s’y investir et d’y rester plusieurs années car dans beaucoup d’endroits, les équipes sont stables, fonctionnent bien et bénéficient d’une reconnaissance institutionnelle. Là, Avec la sortie d’éducation prioritaire, même en conservant les moyens en terme d’effectifs, de décharges de direction et de moyens supplémentaires, les collègues ont l’impression qu’on s’attaque au cœur de leur métier. Alors qu’ils donnent beaucoup d’eux-mêmes, (travailler en éducation prioritaire est épuisant) depuis des années, ils ont le sentiment qu’on leur enlève la reconnaissance de leur investissement, ce qui entraîne, incompréhension, colère, voire désespoir. Le risque est que les écoles et les établissements se retrouvent désertés et donc fragilisés par un départ massif des collègues.

Nous avons expliqué longuement la violence que représente pour les collègues qui travaillent dans des établissements difficiles une sortie de réseau ou le fait de ne pas y entrer. Nous avons pris des exemples concrets du département (Gennevilliers, Clichy, Asnières, Antony).

Nous avons donc demandé un élargissement du nombre de réseaux au niveau national et donc départemental, la possibilité de labelliser des écoles en dehors des collèges, et une politique incitative pour enseigner dans les écoles et établissements qui sortiraient d’éducation prioritaire tout en accueillant une population scolaire défavorisée. Nous avons été écoutés attentivement.

Réponses du responsable de l’Education Prioritaire au cabinet de la ministre  : L’éducation prioritaire représente un investissement de 352 millions d’euros. Dans le contexte budgétaire, c’est un gros investissement, qui doit donc se faire pour ceux qui en ont le plus besoin. Il n’est donc pas prévu d’élargir cette carte. La carte annoncée de l’éducation prioritaire est fixée pour les quatre années à venir. Elle sera donc revue dans un avenir proche. Le représentant du ministère dit qu’il aimerait bien pouvoir étudier les situations des écoles élémentaires et maternelles de façon plus précise mais qu’il n’a pas suffisamment d’éléments objectifs pour le faire. La réponse aux inquiétudes des enseignants est pour lui dans l’allocation progressive des moyens (c’est à dire des moyennes par écoles différentes selon les réalités des écoles, même pour celles qui ne sont pas ou plus en éducation prioritaire). Il y aura très prochainement une liste de lycées en éducation prioritaire.

Pour conclure, nous avons rappelé que l’allocation progressive des moyens était déjà en application dans les opérations de carte scolaire départementale, où le DASEN prend parfois en compte des facteurs autres que les prévisions d’effectifs, et ne répondait pas aux préoccupations que nous avons remontées sur la stabilité des équipes et sur le manque de reconnaissance institutionnelle. Les réponses à nos questions, revendications et arguments seront apportées lors du CTM (comité technique ministériel) des 16 et 17 décembre prochain.

La FSU92 continuera d’intervenir dans les différentes instances notamment lors du groupe de travail du 21 novembre qui examinera la situation des écoles qui sortiraient de l’Education Prioritaire et celles qui en relèveraient. La FSU92 continuera aussi à rencontrer, informer et mobiliser les collègues sur cette question.

 

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