www.snuipp.fr

SNUipp-FSU des Hauts de Seine

Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : Actualités 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
5 novembre 2014

Bilan de l’enquête rythmes scolaires du SNUipp-FSU 92

Vous trouverez en pièce jointe les résultats de l’enquête menée par le SNUipp-FSU 92 entre le 11 et le 31 octobre pour faire un premier bilan d’étape de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires

Le SNUipp-FSU 92 a lancé une enquête en ligne afin de faire un 1er bilan d’étape de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires début octobre et ses conséquences sur les conditions de travail des enseignants, les conditions d’apprentissage des élèves et la mise en place des activités périscolaires avec leurs éventuelles répercutions sur le temps scolaire. Nous avons eu 426 réponses entre le 11 et le 31 octobre, au total plus de 430 réponses, toutes les communes étant représentées ainsi que toutes les fonctions. Plus d’1/4 des écoles du département ont répondu à l’enquête.

Les réponses ont permis d’alimenter nos interventions lors du comité de suivi départemental qui s’est déroulé le mardi 4 novembre. Les plus de 430 réponses permettent de dresser un premier bilan de la mise en place de la réforme des rythmes dans notre département et de ses conséquences. Nous avons pu ainsi porter la parole des collègues auprès du DASEN, des représentants de parents et des représentants des communes.

Lors de ce comité de suivi, nous avons demandé que les compte rendu de conseil d’école soient un des outils pour évaluer la mise en place de la réforme des rythmes, demande acceptée par le DASEN. Nous vous appelons donc à nous faire remonter ces compte rendu de conseil d’école, afin que nous puissions intervenir lors du prochain comité de suivi des rythmes.

Nous ferons un nouveau bilan en milieu d’année et un autre en fin d’année, afin de pouvoir mesurer réellement les conséquences de cette réforme.

Analyse des réponses

Du côté des enseignants Ce 1er bilan est sans appel : 78% des collègues estiment que la mise en place de la réforme des rythmes a un impact négatif sur leurs conditions de travail et 84 % se sentent plus fatigués que l’an passé à la même période Globalement, les relations entre collègues et avec les familles sont inchangées (respectivement 81 % et 76 %), les relations avec les municipalités se sont dégradées pour 45 % des collègues, conséquence sans doute de la main mise des municipalités sur l’organisation du temps scolaire.

Les remarques font apparaître chez les enseignants une fatigue accrue par rapport à la même période l’an passé, l’impression de ne jamais pouvoir s’arrêter, "déconnecter", avec des conséquences parfois sur la vie de famille et une certaine démotivation qui s’installe. Un nombre important d’enseignants déplore une perte de relations avec les familles (en particulier en fin de journée) du fait de la sortie précoce.

Du point de vue des élèves, là encore le constat est très majoritairement négatif : 68 % pensent que les nouveaux rythmes ne permettent pas de contribuer à une meilleure réussite des élèves, 86% que les élèves sont plus fatigués que l’an dernier à la même période et 56 % trouvent que que les conditions d’apprentissage des élèves se sont dégradées. Nous sommes bien loin de l’objectif annoncé de la réforme !

Concernant le retour à 5 matinées de classe, 54% des collègues estiment que la répartition du temps de classe sur 5 matinées n’est pas pertinent, alors les autres ayant l’avis contraire ou n’ayant pas d’avis à cette période de l’année. De la même manière, 45 % des collègues estiment que le mercredi matin n’est pas un moment propice aux apprentissage, les autres estimant que c’est trop tôt pour le dire ayant l’avis contraire.

Par contre, un certain nombre de remarques font part d’une plus grande fatigue des élèves en fin de semaine, quelle que soit l’opinion sur le mercredi matin. Certains s’endorment en classe, l’énervement est plus important et donc les apprentissages sont rendus plus difficiles. Les enseignants notent également un taux d’absentéisme plus important le mercredi matin, les parents ne parvenant pas à réveiller leurs enfants.

Le périscolaire Partout, la fréquentation du périscolaire par les élèves est importante (69%), la plupart des activités étant assurées par des animateurs réguliers (76%). 24 % des réponses pointent tout de même le fait que les animateurs changent souvent, avec des remontées importante sur un manque de personnels et un manque de qualification. Beaucoup de collègues notent une hausse du temps passé en collectivité par rapport à l’an dernier pour les élèves. 77% des collègues estiment que les activités proposées ne sont pas susceptibles de mettre les élèves dans des situations de calme, de recherche, de partage, de découverte quand seulement 6% pensent le contraire, 16% estimant qu’il est trop tôt pour le dire. La dégradation des temps de transition est manifeste pour 61 % des réponses, le problème majeur mis en avant étant la question de la sécurité et de la responsabilité du fait des multiples prises en charge (59 % de réponses). Vient ensuite le fait pour l’enseignant de devoir rester en plus du temps scolaire à 39 %, puis l’arrivée simultanée des parents et animateurs en maternelle (27%) et enfin des problèmes de sécurité par manque d’encadrants (26%).

Les TAP se déroulent à 80 % dans les locaux scolaires, tant dans les classes que dans le reste de l’école.

Le partage des locaux pose problème pour 38 % des collègues, contre 27% pour qui ce n’est pas problématique et 33% pour qui il est trop tôt pour le dire.

La question du bruit revient dans une très grande majorité de remarques. Le constat est surtout négatif en maternelle : plus qu’en élémentaire, il n’y a souvent pas de TAP, mais une simple garderie, et les collègues dénoncent le fait que dans la plupart des communes le rythme soit le même de la petite section au CM2. Les enfants perdent leurs repères du fait du grand nombre d’adultes, des horaires de sortie qui changent et des diverses utilisations du même lieu classe (ou autres locaux de l’école). Cette dernière remarque concerne de la même façon les élèves d’élémentaire.

Les NAP/TAP sont selon les communes gratuites ou payantes, les enseignants faisant remonter un constat d’accroissement des inégalités entre les communes, ou au sein des communes en cas de TAP payants. Beaucoup déplorent également les conséquences sur l’école du coût des TAP pour les municipalités : diminution ou suppression des classes de découverte dans certaines communes, moins de mise à disposition des structures municipales sur le temps scolaires (piscine, gymnase, conservatoire...) du fait de leur utilisation par les TAP ou des après-midi raccourcies qui entraînent parfois l’annulation de créneaux entiers, hausse des impôts locaux, du coût des autres prestations municipales (cantine, étude...).

Concernant la mesure prioritaire à prendre sur cette question des rythmes scolaires, 59 % des collègues pensent qu’il est possible de raccourcir les vacances, soit pour travailler sur 4 jours (31% de réponses), soit pour avoir des journées réellement plus courtes (28%). 16 % estiment qu’il faudrait remplacer le mercredi par le samedi, et 12 % qu’il faut imposer l’alternance 7 semaines de classe / 2 semaines de vacances. Un certain nombre d’enseignants proposent 1 samedi ou mercredi / 2.

Ces résultats nous confortent dans notre demande de réécriture totale du décret, et nous donnent raison quand nous dénonçons depuis le début une réforme faite à la va-vite et qui a dès le départ oublié son objectif : permettre d’améliorer la réussite des élèves.

PDF - 655 ko
Résultats bruts enquête

Quelques clics sur les rythmes : une enquête pour se faire entendre

Le SNUipp-FSU lance une enquête nationale en ligne. Pour la remplir cliquez ici

JPEG - 32.3 ko

 

23 visiteurs en ce moment

*Top SNUIPP92 3 bis rue Waldeck Rochet 92000 Nanterre - tél : 01 47 24 16 40 - Fax : 01 47 25 52 49 - FACEBOOK - snu92@snuipp.fr
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU des Hauts de Seine, tous droits réservés.