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18 janvier 2011

Education Prioritaire suite

Suite au "SNU info" envoyé jeudi, nous avons été interpelés par des collègues ...plus d’informations

Nous avons été interpellés par des collègues inquiets qui, à la suite de notre mail par la liste de diffusion « SNU info » ont interrogé leur hiérarchie. Il leur a été alors répondu que le SNUipp 92 faisait dans le catastrophisme, que nous avions mal compris…. comme nous avions mal compris lors de l’audience au-sujet des remplacements PES/BDRC alors qu’il y avait à cette audience 7 personnes ayant entendu la même chose !

Lors du Comité Technique Paritaire Académique, le Recteur a dit sa volonté de remettre à plat la carte de l’éducation prioritaire car 25 % d’établissements en Éducation Prioritaire c’est trop selon lui ! Il a donc établi un classement des établissements sur la base des pourcentages d’élèves de catégories socio-professionnelles défavorisées et des pourcentage d’élèves arrivant en 6ème avec une année de retard. Il a alors donné la liste des collèges qui auraient une attention particulière lors des opérations de carte scolaire c’est-à-dire ceux qui seraient mis à l’abri des contraintes budgétaires imposées par le budget, avec amélioration si possible. Pour le 92, il y a 5 collèges et leurs écoles. Il a annoncé qu’il ne s’agissait pas de travailler sur les étiquettes habituelles (ZEP , RAR, …), mais d’individualiser la situation des établissements à partir d’indicateurs précis.
Pour les autres établissements, l’arbitrage sera fait par les IA dans les départements. Dans le 92, pour rappel l’IA devra rendre 71 postes.

En complément il a annoncé un texte ministériel dans les deux mois qui ferait le point sur l’ensemble des dispositifs de l’Education prioritaire. Dans un contexte d’économie budgétaire important, on ne peut que s’inquiéter du contenu d’un tel texte.

Que cela signifie t-il pour les collèges en dehors de cette liste et leurs écoles afférentes ?
La politique pour l’éducation prioritaire telle qu’elle a été conçue à sa création ,n’est-elle pas remise en cause, à savoir une politique de zone et d’espace prioritaire et non uniquement de ciblage restreint d’établissements ? Les moyens alloués à l’éducation prioritaire dans sa globalité seront-ils équivalents dans le contexte budgétaire actuel ?
L’administration a beau jeu de vouloir décrédibiliser notre syndicat au moment où elle va devoir décider de mesures néfastes pour l’ensemble des élèves et particulièrement les plus fragiles.

Si tel n’est pas le cas, l’Inspecteur d’Académie devra le démontrer lors des opérations de carte scolaire et pour l’ensemble des écoles placées en Education Prioritaire :
- moyenne d’école calculée sans les postes surnuméraires
- des postes d’enseignant surnuméraires apparaissant dans le livret des postes.
- scolarisation des moins de 3 ans et prise en compte de leurs effectifs dans la moyenne de l’école
- en Maternelle : ouverture moyenne > 25 (avec TPS) , fermeture moyenne < 23 (avec TPS)
- en élémentaire : ouverture moyenne > 24, fermeture moyenne < 22,5
- les moyens de remplacement nécessaire à l’organisation des stages RRS et RAR (à noter que plusieurs ont été annulés en début d’année par manque de BDRS).
- des crédits pédagogiques permettant la mise en place de projet novateurs et fédérateurs dans les écoles. _ Cette liste correspond aux moyens qui étaient alloués aux écoles en ZEP après leur création, moyens qui n’ont cessé de décroître ces dernières années.

Qu’est-ce qui définit une politique d’Education Prioritaire telle qu’elle a été conçue et mise en place ?
C’est un étiquetage reposant sur des critères objectifs et transparents, ainsi que des moyens spécifiques accordés aux écoles relevant du dispositif. Si vous enlevez l’un des deux vous n’êtes plus dans le cadre d’une politique d’éducation prioritaire. En supprimant les moyens et en gardant l’étiquette, on a une coquille vide et on est dans l’affichage. A l’inverse, s’il n’y a pas d’étiquetage des dispositifs, il n’y a pas pérennité et transparences des moyens alloués. On obtient ce qui s’est passé pour les enseignants surnuméraires dont les postes n’apparaissent plus au mouvement en tant que tel et qui sont donc remis en cause chaque année… sinon pourquoi les avoir supprimés du cahier des postes ?

Alors oui, cette annonce en CTPA remet bien en cause le caractère prioritaire de la majorité des collèges et des écoles actuellement en éducation prioritaire. Avec vous, faisons en sorte que tous ces établissements et toutes ces écoles qui ont besoin de moyens supplémentaires puissent les garder !

TOUS A LA MANIF
SAMEDI 22 JANVIER
14h30 LUXEMBOURG - MINISTÈRE

Comme à son habitude, le SNUipp92 informera et agira avec les équipes pour défendre leurs situations en particulier et l’Education Prioritaire en général.

* : Rappel : Il y a 2 ans, l’Inspecteur d’Académie de l’époque avait dans un premier temps envisagé la suppression pure et simple des postes surnuméraires implantées dans plusieurs écoles situées en EP. Les interventions de la délégation du personnel et des équipes avaient alors fait reculé l’IA, mais leur nomenclature a disparu du cahier des postes.

 

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